Lundi 22 mai 2006

Bonjour tout le monde !

Bienvenue dans WordPress. Ceci est votre premier article. Modifiez-le ou effacez-le, puis lancez-vous !

Hm, excusez-moi du peu, j’ai barré ce que wordpress a affiché automatiquement, histoire de laisser la vérité exploser au grand jour.

Voici doooonc ….. Mon blog !

Après avoir harcelé Xavier, il m’a fait un site tout beau tout neuf.

L’idée, c’était d’avoir un endroit à moi, à une époque de ma petite existence où la notion de “chez moi” est un peu floue : entre Nantes, Paris, Lyon, et bientôt Cincinatti et plus encore, l’idée est de tout regrouper dans un même endroit à mon image.

Rose bonbon, avec des vaches et des étoiles, il ne manque plus que les petits coeurs pour en faire un vrai site de fille kitsch à souhait.

Et puis l’autre avantage, c’est que ce site repose sur la base du volontariat et de l’implication (je sors tout juste du partiel “comprendre la psychologie de l’individu dans le travail”). Fini les mails inteeeerminables que vous subissiez depuis des années. Maintenant, vous viendrez aux nouvelles quand vous le voudrez. Et si jamais vous n’êtes pas au courant de ce qui se passe dessus, vous n’aurez qu’à dire “oups, j’ai un problème de connexion”. Et je ne pourrai même pas vous en vouloir :)

Bienvenue chez moi !

PS : je laisse les photos, histoire de, mais je décline toutes responsabilités. En cas de réclamations, veuillez vous adresser à X.

Crout'crout' et Chataigneavril2006.jpg

Mardi 23 mai 2006

Journées du Patrimoine : les journées qui déchantent

L’histoire d’encore une idée de sortie à Paris, qui est tombée à l’eau. Un bon exemple de la Calimero Anne-titude

Lundi 29 mai 2006

Recherche d’emploi, quelle galère !

Mon objectif est simple. Je termine ma majeure en mai, je pars aux USA en septembre et Xavier et moi, on veut partir faire la Route 66 juste avant. Enfin, au moins découvrir les grands espaces américains.
J’ai donc trois mois tout rond pour trouver un travail afin de financer notre virée chez lez Ricains. A priori, l’exercice semble facile, et pourtant.

Ben oui, je commence à entasser quelques expériences intéressantes avec mes différents stages, ça ne devrait pas être bien sorcier de se trouver un job d’été. Je commence donc à compulser les offres de stage bien payés sur l’intranet de l’école, je regarde les annonces sur internet.

Et puis, comme il ne suffit pas de regarder, je finis par me lancer. Refaire le CV. Me remettre aux lettres de motivations. En exercice que j’exècre. Ceci dit, quelques dizaines de lettres plus tard, je peux aujourd’hui dire que j’ai le coup de main. Je devrais peut-être faire ça pour arrondir mes fins de mois. “Anne rédige votre lettre de motivation pour 5€ seulement !”.

Et en fait, non, nous voici fin mai, et je n’ai toujours rien de sûr. Faisons un petit tour d’horizon de mes péripéties.

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Samedi 3 juin 2006

Marie-Antoinette

Marie Antoinette

Avec Canne, encore coincée dans mon petit studio nantais, avec la télévision de Laurent comme seule amie, j’étais pas mal branchée sur Canal, avec leur sempiternel plateau télé sur la croisette. Certains films, grâce à cette émission où les co-animateurs sont tous plus agaçants les uns que les autres, de vraies marionnettes inutiles qu’on aimerait bien voir disparaître, certains films ont eu droit à une trèèèès large pub. Je pense notamment au prochain Astérix qui devrait sortir. Ca donne tout, sauf envie d’aller le voir, d’ailleurs.

Donc. Canal, la croisette, les films en compétition. Et en particulier Marie Antoinette. Tout de suite, j’ai eu envie d’aller le voir. J’avais beaucoup aimé les deux films de Sofia Coppola. J’y avais aussi beaucoup aimé Kirsten Dunst, et son air indescriptible, de petite chipie blonde. Enfin, et comme je suis quelqu’un de très influençable, et que globalement, j’ai en entendu plutôt du bien, j’ai eu envie d’aller voir Marie Antoinette. Je ne suis vraiment pas branchée films d’époque, mais on promettait un film en costume “pop”. J’étais tout simplement curieuse.

Comme je suis très nulle pour les critiques, je vais m’expliquer maintenant de cet article. Xavier, qui a fait mon blog, et qui connaît ma flemmardise maintenant plus que légendaire, se méfie. Il m’incite donc à écrire tout et n’importe quoi (ce que je fais. Ce qui est le principe d’un blog ?), histoire de rentabiliser rapidement ses heures de travail.
Voilà donc pourquoi, Mesdames et Messieurs, vous vous retrouvez, peut-être, à lire ceci. Je pense aussi que c’est une petite vengeance de sa part. Xavier n’étant pas vraiment branché frous frous, je lui ai forcé la main pour y aller avec moi. Juste retour des choses, il me force à en parler : (
Le film, donc. Kirsten Dunst est merveilleuse en jeune fille insouciante qui gaspille sa dot et ne comprend rien des responsabilités dans lesquelles on veut l’enfermer. Jason Schwarzman est très convaincant dans son rôle de jeune roi sans envergure et fade à souhait. On a envie de le secouer à tout bout de champ. Il ne se passe donc pas grand-chose dans ce film. Le jeu, le luxe, les débordements, les tromperies et les commérages, le “shopping” et les bals masqués incessants ne laissent que peu de place à la petit histoire de France. Une leçon d’histoire ? Ce n’était sans doute pas le but du film, mais c’est peut-être à cela que je m’attendais, et j’ai donc été un peu déçue qu’on ne voit pas plus de liens avec les événements d’alors. Ceci dit, on se laisse facilement porter par la musique, et c’est tout à fait charmant que de voir tous ces gateaux acidulés, toutes les paires de souliers que Marie Antoinette essaie avec ses amies, ou encore les premières fois où toute la cour assiste à son réveil, et où l’on a bien envie de rire. C’est coloré et vivant, et on a très envie d’y croire. Ca change de tous ses films où les personnages parlent en alexandrins. C’est décalé, mais ça a l’air tellement plus réel comme ça.

Je crois que je vais aller m’acheter des plumes et des éventails.

Je vous avais prévenu que c’était un exercice forcé. Eh bien, force est de constater que c’était une mauvaise idée. Je ne recommencerai plus.

Lundi 5 juin 2006

Mac / Val

MAC/VAL : Venez prendre l'artMAC/VAL : les cercles concentriquesMAC/VAL : expo

Nous sommes le premier dimanche du mois, et même si les températures se sont adoucies, le temps est toujours aussi morose. Je décide donc de profiter de la gratuité des musées. Gros challenge en perspective : arriver à traîner Xavier dans un musée, alors que la bière coulait à flot hier soir. Ce n’est pas gagné.

Je tente quand même :
Anne : Eh, ça te dirait pas d’aller au musée demain, c’est le premier dimanche du mois, c’est gratuit !
Xavier : Hm. Tu veux aller où ?
Anne : Euh. J’sais pas. (no comment)
Xavier : On pourrait aller au MAC/VAL.
Anne : Ah ouais tiens !

Voilà une affaire rondement menée. Je suis assez étonnée du manque de protestation de Xa, mais bon, je ne vais pas tenter le diable en insistant pour savoir s’il veut VRAIMENT y aller. Des fois, je sais quand il est sage de se taire.

J’avais été attirée par les publicités qu’on avait pu voir au cinéma quelques mois auparavant, lors de l’ouverture du musée. “MAC/VAL, venez prendre l’art”. MAC pour Musée d’Art Contemporain, et VAL pour Val de Marne, parce que l’action se situe à Vitry sur Seine. Oui, je sais, Val de Marne, Vitry sur Seine, tout ça, ce n’est pas très cohérent. Mais trèves de tergiversations géographiques. Déjà le nom intrigue. On pense à un Mac Do de l’art contemporain. Coincée entre amusement et scepticisme, je regarde la publicité. Il y en a plusieurs je crois, mais elles sont toutes sur le même principe. Des personnes (une personne seule, ou un couple, ou une famille…) se tiennent droite, sur un fond blanc. Ce sont des habitants de Vitry, d’ailleurs. Tout à coup, des litres de peinture leur sont jetés à la figure. Les personnes ne bougent pas, imperturbables et colorés. La scène surprend. Puis, sans autre forme d’explication, une voix nous annonce : “MAC/VAL, venez prendre l’art”.
J’aime beaucoup cette pub. Mais il est vrai qu’on se dit qu’il vaut mieux y aller avec un vieux jean et une paire de bottes en caoutchouc. Au cas où.

Nous voilà face au musée. Un grand bâtiment moderne, comme tout ce qui se construit. Austère et épuré, mélange de béton et de verre. On discute déco et aménagement intérieur avec D et X. D placerait bien quelques canapés dans le hall, pour en faire un spacieux salon, et installer le barbecue sur le gazon par derrière. Je suis assez d’accord, mais je me dis que le loyer est hors de prix. Puis je baisse le nez, et je m’extasie sur le sol : de très larges dalles, probablement du bêton ciré. Je dis à X que ça rendrait vachement bien dans Question Maison, notre rendez-vous télévisuel du samedi matin. Xa opine du chef, et court prendre une affiche de l’expo “le Grand Sommeil” pour pouvoir l’accrocher dans son coin bureau au boulot. Quand je vous dit, qu’on a parlé déco. On arrive dans un grand espace avant le début des expos. Des courbes rouges sillonnent les murs, le plafond et les piliers. Je ne comprends pas pourquoi elles sont coupées. Ca ne rime à rien, selon moi. “Ca commence bien, pensé-je en mon for intérieur”. D m’explique qu’il faut sans doute trouver un point dans la salle où toutes les lignes concordent pour aboutir à une forme cohérente, probablement des cercles. Nous cherchons, et nous finissons par trouver le coin magique. Et en effet, trois cercles concentriques apparaissent. On apprend un peu plus tard qu’il faut se placer à 1m62 du sol, hauteur de l’artiste, pour être exactement à la bonne distance. D déclare qu’il veut la même chose dans son chez lui, et moi je commence à me détendre en me disant que finalement cette expo peut être amusante. J’ai un contentieux avec l’art contemporain. Il paraît que tout est dans la démarche. Je dois être trop conservatrice.

En résumé, il y avait des trucs qui m’ont laissée franchement perplexe, comme le mur peint en jaune, avec une tablette en verre, et des citrons posés dessus. Un décorateur IKEA n’aurait pas fait mieux. Et puis il y avait pas mal de choses amusantes. Par exemple, un énorme rectangle suspendu à plusieurs mètres du sol. Y étaient accrochées des tonnes de “ficelles” en plastique qui tombaient jusqu’au sol, qui couvraient toute la surface du rectangle. En passant au milieu de tout ça, on avait l’impression de passer entre des gouttes de pluie, aussi bien au niveau de la sensation sur le corp, que du bruit. Bon, les autres enfants de 5 ans s’amusaient aussi beaucoup.

Et puis tout un tas d’autres oeuvres, dont je n’ai pas toujours pigé la démarche. Une sortie rigolote, tant que ça reste gratuit !

Vendredi 9 juin 2006

“Bonjour, je suis télé-enquêtrice, vous me détestez déjà”

Ca y est. Vous vous demandez sans doute tous ce que j’ai fini par décrocher comme boulot.

Bilan des opérations :
- Priceminister ne m’a pas répondu. Super.
- Chanel ne m’a pas répondu. Super.
- Pomme de Pain, m’a répondu. Non. Super. Je ne suis même pas bonne à faire des sandwichs.
- J’ai décliné la proposition de Pimkie. Le CDD de 5h était vraiment trop “just”.
- Je bosse depuis fin mai comme télé-enquêtrice.

Pour situer un peu la scène. J’ai été embauchée par une boîte qui fait des enquêtes par téléphone auprès des entreprises. Pour réaliser une enquête de satisfaction jusqu’au 15 juin. Le sujet : le ciment. Les horaires sont sympas, c’est du 9h-18h, horaires de bureau oblige, et week ends libres. Par contre, pas de garantie de bosser tout l’été, ça dépend des enquêtes qu’ils ont en cours, mais je devrais avoir de quoi faire jusqu’à fin juin.

Mon boulot consiste donc à appeler des entreprises, passer dix minutes au téléphone avec des personnes qui doivent me dire si elles sont “1- pas du tout satisfaites”, “2- plutôt pas satisfaites”, “3- plutôt satisfaites”, “4- tout à fait satisfaites”.
Ca donne dons des dialogues surréalistes :
Moi - “Quel est votre niveau de satisfaction concernant la réponse de la gamme ciments aux besoins de vos clients ?”.
Eux - “3″.
Moi - “La fréquence des contacts avec le responsable commercial ?”.
Eux - “Oh la la, 2!”.
Moi - “Vous avez dit 2, vous avez des commentaires ?”.
Eux” - “Ben, je suis plutôt pas satisfait, je le vois pas souvent”.
Moi, dans ma tête - “Ah”.

On pourrait croire qu’on va se faire jeter, parce que les gens nous détestent a priori. On leur demande de répondre à 10 études par jour, on leur bouffe leur temps, on leur pose les mêmes questions tous les ans, on les dérange pendant des rendez-vous avec des clients… Et pourtant, globalement, ça se passe bien. Peu de personnes nous “jettent” vraiment. Certaines sont même tellement sympas, qu’on arrive pas à passer à la question suivante parce qu’ils nous tapent la causette.

Voici quelques petites dialogues, suite à mes dix premiers jours de boulot.

Une dame à qui je pose une question innocemment, sur les prescripteurs dans le domaine du béton. Elle me demande de m’expliquer. “Ben les prescripteurs, ça peut être les collectivités locales, les architectes…”. Malheureuse, quelle imprudence que de prononcer ce mot. Sans mentir, pendant deux minutes, elle m’a tenu le crachoir sur les architectes, en me disant tout le mal qu’elle en pensait, en long en large et en travers. Non seulement elle était longue sur le sujet, mais en plus ça n’avait aucun lien avec ma question. Soit, elle est très en verve, je n’arrive pas à l’interrompre. Finalement, j’arrive à poser la question suivante. Et là, elle me balance, sur un ton agacé : “Didonc, vous en avez encore pour longtemps avec vos questions là ?”. Non mais je rêve ! OK je lui prends son temps avec mon questionnaire, mais là, elle se fout un peu de ma gueule !

Autre cas. Je tombe sur le standard. Un monsieur répond. Je demande de parler à M. Duchmol. Il transfère l’appel. Là, une dame me répond. Décontenancée, je lui demande “euh, bonjour, Monsieur Duchmol”. Gros éclat de rire des deux côtés. C’était sa secrétaire, bien évidemment, mais j’ai fait ma blonde une fois de plus.

Beaucoup moins amusant. L’entreprise s’appelle “Etablissements Dupont”.
Moi “Bonjour, je voudrais parler à M. Dupont”
Elle “Ce n’est pas possible”
Moi “Ah. Je pourrais peut-être le joindre lundi ?”
Elle “C’est-à-dire qu’il est décédé”.
Gros blanc, trop gênée. En plus, la dame portait le même nom que lui, ça devait être sa femme ou sa fille :(

Jeudi 8 juin 2006

Toutes des Caliopes

Ce soir-là, il y a eu deux événements musicaux majeurs : Caliope en concert à Paris, et la finale de la Nouvelle Star, entre Dominique et Christophe. Héhé.

Un choix cornélien s’est présenté à moi. Mais en petite soeur fidèle, je suis allée sagement écouter Claire et sa bande de caliopes chanter des Ave Maria dans une église du XVIè. Quel sens de l’abnégation tout de même ! Sacrifier la finale de Christophe…
Pour l’occasion, et comme l’entrée était gratuite (moi, vénale ?), toute la petite famille est venue. C’était un peu une rencontre au sommet : Laurent et Anne, Mylène, Xavier et sa maman. On a assez peu bavardé, vu que, tout arrive, Mylène et moi sommes arrivées en avance, alors que les quatre autres sont arrivés à la bourre, grève de la RentreAvecTesPieds oblige. Comme quoi, il y a certaines choses qui ne changent pas, ça rassure.

Après le concert, on n’a pas parlé très longtemps non plus. Lolo et Anne, en banlieusards coincés par les horaires du RER, n’ont pas trop pu traîner. Xavier, trop heureux de profiter d’un moment de liberté pour bidouiller, est rentré avec sa maman, qui elle devait aller soigner son mari tout malade. Résultat des courses, Mylène a juste eu le temps de donner un exemplaire de Régal à la maman de Xa avant qu’on ne se disperse.

Bon. J’ai oublié un truc ? Ah oui, le concert ! Compte tenu de ma non connaissance en terme de musique, il me serait difficile de dire quoi que ce soit. Je n’aime pas l’orgue, ça c’est sûr, et j’ai bien aimé deux trois “morceaux” (désolée Claire si je n’utilise pas le bon mot), comme Laus Trium puerorum de Fosco CORTI, Fulgebunt Justi de Vic NEES et le dernier Ave Maria, de David MAC INTYRE. D’après moi, les extraits les plus “vivants”, plus “amusants” que les autres. Et puis, je tiens à souligner que Claire brillait de mille feux. Elle a mis ses boucles et son pendantifs Borgia super brillants, dès qu’elle tournait la tête ça faisait “schkling schkling”, c’était magique !

Strass, paillettes et poitrines généreuses, c’est ça, un concert Calipo !

Dimanche 18 juin 2006

Germany 2006 - chap. 1

Hier soir, on devait retrouver un ami de Xavier, qui habite maintenant à Lille, près de la porte de Montreuil. Ne sachant trop ce qu’il y avait comme restau correct dans le quartier, on a arpenté la rue aller-retour, pour finalement opter pour un japonais dont je tairais le nom. Pas par souci de discrétion, mais parce que déjà en l’ayant sous le nez, j’aurais été incapable de le prononcer correctement. Pendant le repas, j’apprends que l’ami qui le loge pour la semaine est parti ce week end avec son ordinateur portable, seul écran de tout l’appartement, ceci le privant des matchs de foot du mondial pendant. Cruel, isn’t it ?
Comme nous sommes allés manger relativement tôt, prise d’une crise de compassion aigue, je me suis entendue prononcer ces paroles invraisemblables à la fin du repas : “ça vous dit qu’on aille se prendre une bière dans un bar ? Comme ça tu pourrais jeter un coup d’oeil au match”. Eh oui. J’ai fait ma bonne action de l’année.

Nous marchons donc quelques pas dans la rue, pour nous arrêter dans un bar étonnamment vide, muni d’un écran télé d’une taille respectable. J’apprends au passage que ce soir, c’est Italie-USA, et que c’est la fin de la première mi-temps approche. Le temps de jeter un coup d’oeil au prix des consommations, nous nous installons avec qui sa blanche, qui son Picon, et nous nous tournons ostensiblement en direction de la TV.

Vlad commence mon initiation. C’est en quelque sorte mon premier match de foot. Disons, la première fois que je vais regarder avec une attention véritable ce qui se passe. Pour rétablir la vérité, j’ai déjà regardé des matchs de foot deux fois dans ma vie auparavant : la finale du mondiale quand j’étais en Allemagne en 1998, mais j’avais la tête tournée à chaque fois que la France marquait un but. Et un autre match, dont je ne me rappelle vraiment plus, lorsque nous faisions un apéritif dinatoire avec Hélène, Claire et Chakib. Sans son et en mangeant.

Donc, pour la première fois dans toute mon existence, me voilà à siroter une binouze et à porter toute mon attention à ce fichu ballon rond. Les bleus sont les italiens, avec des noms italiens (logique) sur les maillots. Les blancs (moins logique) sont les américains, avec des noms tout aussi italiens (toujours aussi peu logique). Au passage, j’apprends que ce maillot n’est pas le maillot usuel de l’équipe américaine, qui sinon serait de la même couleur que celui de l’Italie.

On en est à 1-1 quand nous rentrons dans le bar. Vlad est révolté, il veut que les américains repartent chez eux, et commence à avoir peur pour l’Italie. A un moment, un américain avec un nom italien marque un but. Pour une raison obscure, celui-ci n’est pas compté. Je n’y pige rien. On se met donc à m’expliquer pourquoi, avec des cacahuètes sur la table en guise de joueurs. Une ampoule s’éclaire au-dessus de ma tête. Et ainsi de suite. Au fur et à mesure, je découvre, grâce aux explications à base de cacahuète, comment sont prononcés les hors jeu, les cartons rouges, les corners, les tirs au but. Je finis même par faire des “ah” et des “oh” en voyant les aller-retour de ballon à proximité des cages.

La fin du match est sifflée. Un partout. Même si l’Italie est en tête de son groupe pour le moment, on m’explique qu’il y a une probabilité non nulle qu’elle se fasse virer. Waou. Petit à petit, les choses se mettent en place dans ma tête, et pour un peu, j’attendrais presque le prochain match de la France.

C’est fou le foot quand même…

Lundi 19 juin 2006

Dans la famille, je voudrais la copine du fils

Depuis la fin mai, me voilà exilée à Paris. Pour travailler un peu avant de partir aux USA, et aussi pour profiter de Xavier. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, j’habite chez Xavier. Qui habite chez ses parents. Par la même occasion, j’habite chez les parents de Xavier. Logique implacable.

Bien évidemment, je les vois quotidiennement, et je les connaissais déjà pas mal, ayant passé toute mon année césure à Paris. Mais là, c’est sûr que la proximité ressert les liens. Je mélange donc joyeusement mes chaussettes à celles du petit frère ou du papa, je participe au dîner quotidien en famille, etc.

Mais je rentre maintenant dans l’étape supérieure.
Samedi matin, c’était le spectacle de fin d’année du neveu de Xavier, qui du haut de ses trois ans est en petite section maternelle. Je me suis donc déplacée avec toute la petite famille, pour voir sa prestation de petit chat en collant blanc avec un ponpon aux fesses. 20 gamins, hauts comme trois pommes, qui se tortillaient sur la musique, et le petit bout de chou qui s’est mis à pleurer au milieu de ses copains, pendant que les parents étaient morts de rire et les grands parents tout attendris.
Heureusement, ensuite il y a eu la kermesse, avec son lot de hot dog et de pêche à la ligne ou de chamboule tout, où les parents, les grands-parents et les oncles jouent plus que les petits eux-mêmes.
Bon, je fais ma dure, mais allez, j’avoue, j’ai trouvé ça trop mignon tous ces petits qui remuaient vaguement en rythme, déguisés en chat ou en papillons, à guetter leurs parents du coin de l’oeil.

Mais le week end n’était pas fini, non non non ! Dimanche arrive. Vla ti pas que c’est la fête des pères. Eh bien, après le spectacle de fin d’année du neveu, voici… la fête des pères en famille ! Je vous dis, moi, tout ça, ça fait très “familia” sicilienne. Ou portugaise, pour être plus exacte. En plus, le petit appelle Xavier “Parrain”. Je commence à me poser quelques questions…

Jeudi 22 juin 2006

Germany 2006 - chap. 2

Samedi soir, j’ai regardé un match de foot.

Dimanche, j’ai suivi les trois matchs de foot.

Lundi soir, j’ai regardé le match du soir.

Ca y est, Augusto est fier de moi parce qu’il y a enfin quelqu’un dans l’appart qui s’intéresse au foot : pas de chance, car il a deux fils, et les deux n’en ont rien à cirer. Je suis un peu le miracle inespéré du mondial.

Mais voilà, j’ai fait un pari fou avec lui.
Si le Portugal gagne, il doit se raser la moustache.
Si la France gagne, je dois me raser les cheveux.
De mon côté, je ne risque pas grand-chose. Mais j’ai quand même un peu la pression. On ne sait jamais, sur un malentendu, ils pourraient arriver en final.
Et puis de toute façon, même si le Portugal perd, sa femme est d’accord avec mon plan : on le ligote sur une chaise, et on lui rase sa moustache. Niarf niarf.

C’est beau le foot, ça rapproche les gens !